Sans Détour

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Chronique du mercredi 26 août : Le Conseil Constitutionnel a décidé !

Alea jacta es ! Le Conseil Constitutionnel a décidé et sa sentence est irrévocable ! Il faut donc, en bon démocrate, en prendre acte.

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Le Conseil constitutionnel par sa décision met fin au débat sur « inclusion ou exclusion » qui a charpenté le débat politique de ces derniers mois, depuis l’adoption en avril dernier de la loi Cherif !

La polémique, elle, c’est certain se poursuivra avec plus de force. Il faut simplement souhaiter que les Burkinabè sachent raison gardée. Les décisions au sein des institutions républicaines, même injustes et imparfaites, sont préférables, de loin, au désordre. Houphouët, l’ex-président ivoirien, disait que l’injustice finit par se réparer, tandis que le désordre ruine l’âme d’un pays.

La décision du Conseil Constitutionnel est une réponse ou une précision de la décision de la Cour de justice de la CEDEAO. Désormais dans l’entendement que lui en donne notre conseil constitutionnel « dirigeants s’entend : les membres de l’exécutif et la majorité parlementaire qui le soutien ». C’est une jurisprudence qui va enrichir le droit.

La voie est-elle ouverte pour les élections du 11 octobre ? Il faut l’espérer. Comment les exclus vont-ils le prendre ? Les jours à venir nous le diront. Il faut souhaiter qu’ils jouent le jeu et s’élèvent au- dessus de leurs ressentiments. Les exclus seront alors remplacés et les listes validées. En ce moment, les élections, ces élections attendues, revêtiront un caractère véritablement démocratique et pluriel. Si d’aventure les appareils politiques des exclus décidaient de prendre acte et de s’auto exclure des scrutins à venir, alors nous aurons des élections entre insurgés. Est-ce souhaitable ? On aurait pu espérer mieux. C’est pourquoi il faut que les autorités politiques s’y préparent en investiguant les moyens de rassurer, à défaut des exclus eux-mêmes, leurs partisans. Il faut bien que quelqu’un assure « le service après-vente de la présente décision du Conseil Constitutionnel ».  Il faut qu’elle soit bien comprise et acceptée.    

Il n’est jamais bon dans un pays, qu’une frange de la population, peu importe son nombre, ne se reconnaisse pas dans le présent et dans l’avenir commun.

Il faut donc rester dans la tempérance. Investiguer la cohésion sociale. Le cadre de concertation des sages aura certainement dans les jours à venir toute son importance. 



27/08/2015
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