Sans Détour

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On parle de deal !



Y aurait-il un accord non divulgué avec Zida ? Alors que la charte doit être signée demain, 15 novembre, il se susurre que des accords secrets ont pu être passé pour faciliter le consentement des militaires. Qu’en est-il au juste ?

 

zida farta et kam.jpg
 Deux informations circulent présentement.

La première est fondée sur l’imprécision autour de la qualité du premier ministre. Dans les projets précédents, il était bien mentionné que le premier ministre « devait être un civile ». Dans la dernière mouture objet de consensus, cette mention a été omise. Il est simplement dit que le premier ministre est choisi par le président de la transition. Cette formulation imprécise découlerait d’un deal. La composante politique aurait dit-on, en contrepartie de la possibilité laissée au responsable politique qui le souhaite de briguer la présidence de la transition, accepté que le premier ministre sorte de l’armée. Il se trouve cependant, que dans le document de consensus, il est maintenu que le président de la transition ne peut être qu’un civile. Alors question, est-ce que le deal tient toujours ? En visant un militaire voulait-on trouver un point de chute à Zida ? Dans cette hypothèse, ne risque-t-on pas de compliquer la gestion de la transition en instituant de fait un bicéphalisme à la tête de l’Etat ? En d’autres termes, même si la charte est très claire, qu’un membre du gouvernement ne peut pas se présenter aux prochaines élections, un Zida très fort dans l’exécutif n’est-il pas malgré tout un Al Sissi en puissance ?    

La deuxième information émanerait des médiateurs. Il semble qu’en coulisse se négocie deux choses.

Option A : Suppression du poste de premier ministre et nomination de Zida comme ministre d’Etat, ministre de la Défense. Ce qui en fera la deuxième personnalité du gouvernement. Une autre façon de réintroduire le bicéphalisme qui peut être source de fragilité.

Option B : Une place dans une institution internationale ou une inscription dans une grande école militaire au Etats-Unis. L’objectif étant alors d’éloigner Zida pour donner toute la quiétude au nouveau gouvernement de pouvoir opérer. Cette option aussi peut avoir l’avantage de corriger les bisbilles au sein de l’armée, née de cette irruption de Zida à la tête de l’Etat en défiance à Honoré Traoré. Ce qui a eu le désavantage de mettre à mal le sacro-saint principe qui prévaut dans l’armée fondé sur le primat de «  l’officier le plus ancien dans le grade le plus élevé ».

Voilà les tractations de coulisse. On verra bien ce qu’il en sera.

   NAB



14/11/2014
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